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Depuis 2024, EMC2 s’engage aux côtés des abeilles avec le projet CoCoBees

Et si les abeilles pouvaient nous aider à mieux comprendre nos territoires agricoles ?  C’est tout l’enjeu du projet collaboratif et scientifique CoCoBees , auquel EMC2 participe depuis 2024 aux côtés de Fermes LEADER et de plusieurs partenaires du monde agricole et scientifique.

Dans la continuité du projet APITECH, mené de 2021 à 2023, cette initiative vise à mieux comprendre les liens entre pratiques agricoles, environnement et santé des pollinisateurs, pour faire émerger des solutions concrètes et adaptées au terrain.

Six colonies pour observer et apprendre

À Aincreville, dans la Meuse, EMC2 a ainsi installé un rucher connecté de six colonies d’abeilles au sein du rucher école.

Grâce au suivi des colonies et à l’analyse de différentes données, les abeilles deviennent de véritables bio-indicatrices de leur environnement. L’objectif est de mieux caractériser la qualité d’un territoire agricole et de comprendre l’influence de son environnement et des pratiques qui y sont mises en œuvre.

Le principe est simple : observer, mesurer, analyser… puis agir.

Le projet CoCoBees prévoit notamment le suivi des colonies ainsi que l’analyse du miel, du nectar et du pollen. Ces données sont mises en regard des pratiques agricoles et des ressources disponibles dans l’environnement des ruches.

Mieux faire dialoguer agriculteurs et apiculteurs

Au-delà des données scientifiques, CoCoBees porte également une ambition très concrète : créer davantage de dialogue entre agriculteurs et apiculteurs.

Car préserver les pollinisateurs ne repose pas sur un seul acteur. Il s’agit de mieux comprendre les besoins de chacun, de partager les connaissances et d’identifier ensemble des pratiques compatibles avec les réalités économiques et techniques des exploitations.

Pour EMC2, cette démarche s’inscrit pleinement dans son rôle de coopérative : expérimenter sur le terrain, produire des références et transformer ces enseignements en conseils utiles pour les agriculteurs.

Des pratiques à tester directement sur le terrain

CoCoBees ne se limite pas à l’observation. Le projet cherche également à identifier et tester des pratiques favorables aux pollinisateurs, puis à évaluer leur intérêt avant d’envisager leur déploiement.

Parmi les pistes étudiées figurent notamment les bandes fleuries, implantées à proximité de certains ruchers expérimentaux. Leur intérêt est suivi à travers la floraison des plantes et la fréquentation par différents pollinisateurs : abeilles, bourdons, papillons, syrphes…

Ces expérimentations doivent permettre de répondre à des questions très concrètes : quelles ressources alimentaires sont disponibles pour les pollinisateurs ? À quelles périodes ? Quelles pratiques peuvent contribuer à maintenir ces ressources dans le temps ?

De la donnée au conseil agricole

L’un des objectifs majeurs du projet est justement de transformer toutes ces observations en références utilisables sur le terrain.

À terme, CoCoBees ambitionne de contribuer à la construction d’un indicateur de santé des abeilles et de la qualité des pratiques agricoles, ainsi qu’à la création de ressources techniques destinées aux agriculteurs et aux conseillers des coopératives.

L’idée n’est donc pas simplement de « protéger les abeilles », mais de mieux comprendre ce qui fonctionne et pourquoi, afin de pouvoir accompagner les agriculteurs dans des évolutions concrètes de leurs pratiques.

L’innovation au service du vivant

Depuis 2024, EMC2 contribue ainsi à une démarche qui croise agriculture, apiculture, agronomie, science et numérique.

Le projet CoCoBees, porté par Fermes LEADER et soutenu par le CASDAR du ministère chargé de l’Agriculture, réunit notamment EMC2 et deux autres coopératives partenaires, l’ITSAP, un lycée agricole et plusieurs structures spécialisées. Le programme est prévu sur trois ans.

À Aincreville, les six colonies du rucher connecté sont donc bien plus qu’un simple rucher : elles constituent un outil d’observation et d’expérimentation, au service d’une ambition commune.

Mieux connaître notre environnement pour mieux accompagner nos agriculteurs… et contribuer à préserver les pollinisateurs qui font partie intégrante de nos écosystèmes agricoles.

Parce qu’en agriculture, prendre soin du vivant, c’est aussi préparer l’avenir de nos territoires.

Le 5 octobre 2026 #Actualité